28.07.2009
2009-2010 : l'envol de "Batman" ?

Débarqué l’année dernière du club turc de Fenerbahce, Mateja Kezman sort d’une saison calamiteuse avec le Paris SG. Peu de buts marqués, tensions avec l’ancien entraineur Paul Le Guen… l’attaquant serbe n’a pas su s’imposer au sein de l’attaque parisienne. Pourtant, à l’aube de cette nouvelle saison, il semble avoir trouvé la confiance d’Antoine Kombouaré.
Paul Le Guen n'a jamais voulu de lui, et le lui a bien fait comprendre. Avant d'entamer l'exercice 2008-2009, le coach parisien veut absolument Jimmy Briand. Mais l'attaquant rennais perd son bras de fer avec ses dirigeants, et doit se résigner à rester une saison de plus en Bretagne. Les pistes Crespo, Saha sont rapidement écartées, et c'est finalement Mateja Kezman qui sera prêté par Fenerbahce avec option d'achat.
L'attaquant serbe ne fait que quelques apparitions sous le maillot parisien en début de saison, et inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs face à Nantes, sur penalty.
Mais les bonnes prestations de Guillaume Hoarau et de Ludovic Giuly le poussent vers le banc, où il se sent humilié. Le Serbe ronge son frein, mais finit par exploser début décembre. Au cours d'un tête-à-tête avec Le Guen, il lance : "Tu n'es rien. Moi, j'ai été entraîné par Guus Hiddink, par José Mourinho, par Eric Gerets. Tu n'arrives pas au doigt de pied de ces gens-là".
Il voulait jeter son maillot sur Le Guen
Paroxysme de ce malaise entre l'ancien joueur du PSV Eindhoven et le désormais sélectionneur du Cameroun : le 4 février 2009. Lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue perdue face à Bordeaux (0-3), Kezman est remplacé en cours de seconde période. Fou de rage, il jette son maillot sur la pelouse du Parc des Princes. Mais en réalité, c'est sur Paul Le Guen qu'il voulait le jeter.
Mateja Kezman pete les plombs !!
envoyé par Greg-of-Paris. - Regardez plus de vidéo de sport et de sports extrêmes.
Après une mise à pied, Kezman continue de végéter sur le banc parisien, et profitera de la blessure de Guillaume Hoarau en fin de saison pour inscrire deux buts, au Mans et à Valenciennes.
Nouvelle saison, nouvel entraîneur au PSG. Antoine Kombouaré succède à Paul Le Guen. Voilà qui change tout pour l'ancien blues et colchonero, qui semble séduit par la manière de diriger du Kanak. Dans le Parisien aujourd'hui, il déclare : "J'aime bien son style et son projet. Avec lui tu joues si tu le mérites. Cela me donne confiance, l'année passée, ça ne se passait pas ainsi. Il entretient quasiment une relation paternelle avec les joueurs. Il me rappelle Hiddink, il était gentil et il poussait les gens à aller au maximum." A 30 ans, le Serbe semble donc heureux au PSG, et a même marqué en match de préparation face à Nantes (2-0).
Kezman pourrait débuter la saison en tant que titulaire, si la blessure de Hoarau venait à prendre plus de temps que prévu à disparaître. Pour s'imposer définitivement dans le 4-4-2 de Kombouaré ? Le pari semble difficile à relever, l'ancien entraîneur valenciennois comptant sur l'association de Hoarau et de Mevlut Erding, recruté de Sochaux cet été.
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27.07.2009
Trophée des champions, pourquoi l'exporter?

Petite nouveauté cette année : le Trophée des champions (qui oppose en début de saison le vainqueur du championnat au vainqueur de la Coupe de France) s’est disputé… au Canada ! Objectif : promouvoir le football français à l’étranger. Le Canada était-il réellement la meilleure option ?
Joie, bonheur, youpi hourra, la Ligue 1 reprend bientôt ! En guise d’apéritif, la Ligue de football professionnel (LFP) nous offre depuis maintenant quatorze ans le Trophée des champions, la « supercoupe » française.
Cette année, et sans surprise, Bordeaux a battu Guingamp (L2) 2-0 (buts de Cavenaghi et de Fernando dans les arrêts de jeu). Les Girondins conservent donc leur titre, après avoir surpris Lyon l’an dernier (0-0, 5 tab à 4). Pas grand-chose à retenir de ce match, qui apportera aux Bordelais, au mieux un peu de confiance en plus avant d’aborder le championnat à Lens, au pire un peu de fatigue.
Car les deux équipes ont du traverser l’Atlantique pour disputer cette rencontre. Pour la première fois de son histoire, le football français est donc sorti de l’Hexagone pour atterrir à Montréal. 34 068 spectateurs ont assisté au match au stade olympique de Montréal. Le Trophée des champions a donc battu son record d’affluence. On pourrait adresser un grand « bravo » au président de la LFP Frédéric Thiriez, qui s’est empressé d’annoncer que la prochaine édition se jouerait une nouvelle fois à l’étranger. Sauf que le stade était loin d’être rempli, et ce n’est pas le seul travers de ce Trophée des champions nouvelle formule.
D’abord, choisir le Canada est pour le moins surprenant. Tenter d’exporter le foot français, déjà peu reluisant, dans un pays où le « soccer » est loin d’être le sport n°1, ça fait tache.
Diarra a eu peur d'y aller
Ensuite, le Canada, c’est quand même pas la porte d’à côté. Le Trophée des champions intervient chaque année avant le début du championnat pour ne pas venir ajouter une date à un calendrier déjà bien fourni. La seule fois où il s’est joué en janvier, c’était en 1995 pour sa première édition (le PSG l’avait emporté face à Nantes, 2-2, 6 tab à 5). Expérience non renouvelée. Dans le souci de ne pas fatiguer les joueurs, une règle a été adoptée : si le match se solde par un nul, pas de prolongations, mais les tirs au but dans la foulée. Dans cette optique, quel intérêt de se taper 15 heures d’avion ?
D’autant plus que ce voyage a fait flipper Alou Diarra. Le milieu défensif girondin n’a pas eu peur de l’avion, mais de la grippe porcine, qui a touché plus de 10 000 canadiens. Qu’on se rassure, l’ancien lyonnais n’a pas côtoyé de joueur de Monaco ces derniers jours, et ne toussait pas à son retour de Montréal.
Sur le plan purement technique, le match s’est joué sur une pelouse synthétique. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le néo-guingampais Sébastien Grax.
Bon, et puis un Bordeaux-Guingamp, c’est quand même pas un match à remplir un stade ! Même s’il s’était joué en France, il n’aurait probablement pas fait le plein. Bon, allez, ne râlons pas trop, c’est vrai que la présence de l’équipe bretonne mettait un peu de nouveauté dans ce trophée inutile, qui, ces dernières années, servait plus à garnir un peu plus l’étagère de l’Olympique lyonnais.
Bref, cette édition du Trophée des champions est incompréhensible. Et pour l’année prochaine, un petit pronostic sur l’affiche et la destination ?
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21.01.2009
PSG, le droit de savoir

Parce que ce départ du président du club de la capitale, Charles Villeneuve, tombe un peu comme un cheveu dans la soupe – alors que le PSG réalise une saison honorable en Ligue 1 -, tâchons d’y voir un peu plus clair.
Le 3 février, la tête de Charles Villeneuve tombera lors de l’assemblée générale du club. Des présidents débarqués pour résultats sportifs insuffisants, il y en a eu une flopée au PSG. Dernier exemple en date : Alain Cayzac. Sous sa présidence, Paris a flirté avec la relégation deux saisons de suite. Mais le départ de Villeneuve n’a, cette fois, aucun lien avec la situation sportive du PSG. En plus d’être 6e de Ligue 1 (à deux points seulement de la 3e place, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions), le PSG est encore la seule équipe française engagée sur tous les tableaux : Coupe de France (le 16e de finale contre le GFCO Ajaccio aura d’ailleurs lieu à Mezzavia), coupe de la Ligue (la demi-finale aura lieu au Parc des Princes contre Bordeaux) et coupe de l’UEFA (16e de finale contre le club allemand de Wolfsburg). Aucune raison donc, de limoger Villeneuve, aux commandes du club depuis fin mai 2008.
Comment en est-on arrivé là ?

Dimanche 18 Janvier 2009, 22h55. Quelques heures après la victoire parisienne sur le FC Sochaux (2-1), le conseil d’administration extraordinaire du club vote une motion de défiance à l’égard de Villeneuve. Trois jours plus tôt, l’ex-présentateur du Droit de savoir avait adressé à ce même conseil d’administration qu’il appelait à prendre ses responsabilités face à certaines urgences. Parmi elles, un déficit prévisionnel de 13 millions d’euros. Villeneuve pensait simplement lancer un message d’alerte, pour une meilleure répartition des pouvoirs, pour une clarification de l’horizon financier du club, qui lui paraissait opaque. A signaler que son statut ne lui autorise pas l’accès aux comptes du club, et encore moins la possibilité de commander un audit, ce qui restreint considérablement son champ d'action.
Sébastien Bazin, le directeur Europe de Colony Capital (propriétaire du PSG), saute sur l’occasion. Il écarte Villeneuve, qu’il ne portait pas franchement dans son cœur. A la base, Bazin souhaitait voir l’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, présider le club. Une utopie. Michel Debresse, l’ancien directeur général délégué du groupe Bouygues, lui souffle alors le nom de Charles Villeneuve.
Pourquoi Charles Villeneuve a-t-il envoyé cette lettre ?
C’est là que ça se complique. Selon Le Parisien d’aujourd’hui, l'origine de ce courrier qui a mis le feu aux poudres pourrait bien être... un autre courrier ! « Si Charles Villeneuve, président du PSG, a envoyé un courrier cinglant aux membres du conseil d'administration du club, c'est entre autres parce que l'actionnaire lui avait demandé de signer une lettre de réponse à Jérôme de Metz, administrateur démissionnaire », explique le journal.
« Dans ce nouveau document, poursuit Le Parisien, il y avait des réponses techniques aux affirmations que l'on pouvait lire sous la plume de Jérôme de Metz, lequel écrivait entre autres que le PSG est "une société structurellement déficitaire" ou qu'il y avait "des pointes de besoin de trésorerie, dont le financement n'est pas assuré, qui dépasseront les 13 M€ en mai ». Cette réponse devait être conjointement signée par Bazin et Villeneuve (tous deux destinataires du courrier de Jérôme de Metz). Or ce dernier a refusé de le faire. Et l'a peut-être décidé à s'en prendre par écrit à l'actionnaire.
Qui pour lui succéder ?

Même si Jean-Claude Plessis (ancien président du FC Sochaux) s’est montré intéressé par la présidence du Paris Saint-Germain, c’est Sébastien Bazin qui semble tenir la corde. Mais ses obligations en tant que dirigeant de Colony Capital « ne lui permettraient pas forcément d'assumer totalement la charge de travail », selon une source proche du club. Sébastien Bazin réfléchirait à nommer un président délégué, qui travaillerait aux côtés de l'actuel directeur général du club, Philippe Boindrieux. L’ancien chef des sports de Canal+, Karl Olive, est pressenti. Affaire à suivre...
Et les joueurs dans tout ça ?
Les seuls à s’être exprimés jusqu’à présent sont Ludovic Giuly et Claude Makelele. Dans un communiqué transmis à l’AFP aujourd’hui, le capitaine du club a tenu à mettre les points sur les i : « Ma venue au PSG a été initiée par Sébastien Bazin il y a deux ans et c'est avec celui-ci et ses représentants que j'ai discuté, à l'été 2008 du projet qui m'a décidé à rejoindre le club. C'est sur ce projet et l'ambition de Sébastien Bazin que je me suis engagé sur plusieurs années. J'ai toujours entretenu les meilleures relations avec le président Charles Villeneuve et j'ai apprécié à sa juste valeur le travail accompli par celui-ci. »
En gros, Villeneuve n’a pesé d’aucun poids sur sa venue au PSG cet été. Ce qui n’est pas franchement le cas de Ludovic Giuly. L’ancien barcelonais s’est même dit clairement « pro-Villeneuve » : « C'est devenu un ami, quelqu'un que j'apprécie profondément et que je trouve particulièrement efficace. Aujourd'hui, le PSG est revenu dans le haut du tableau, et sa volonté de jouer le titre dès la saison prochaine est réalisable. Il fait du bon boulot, son discours est cohérent et, quand il a fallu être présent, il a toujours été là. Il dit simplement vouloir des moyens pour faire quelque chose de grand à Paris. C'est normal, il a entièrement raison. »
Une chose est sûre, le départ brutal de Charles Villeneuve n’aide pas forcément les hommes de Paul Le Guen à préparer sereinement leur match de Coupe de France dimanche. Mais au camp des Loges, on commence à avoir l’habitude.
23:11 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psg, paris sg, villeneuve, droit de savoir, viré, bazin, colony capital






















